LES STÉREOTYPES
Les stéreotypes qui ont disparu au cours de mes voyages ou mes contacts avec des gens des autres
lieux.
J’ai reçu une formation tolérante qui m’a appris à ne juger personne et j’essaie de respecter
n’importe qui, soit d’ici, soit étranger. Cependant, la tradition orale, qui
nous présente toujours les gens –surtout les étrangers- très simplifiés jusqu’à
le ridicule, reste dans mon inconscient et elle fait que je soit plus méfiant.
Quand je vois une personne inconnue[1]
je me mis vigilant et je cherche dans ma mémoire ce que je dois craindre et
pourquoi. La plupart des fois, j’arrive à la conclusion que ce n’était plus
qu’un stéreotype auquel je ne dois pas faire attention. Et je me sens bien
mieux quand je peux effacer de mon inconscient cettes pensées.
Au moment que j’ai commencé voyager j’ai vu qu’il est très triste que notre
pensée soit influenciée par des préjugés ou des stéotypes. Par exemple. On
m’avait toujours fait voir que les Allemands étaient parfaits dans tout ce
qu’ils faisaient, par conséquence, je les avais pris en grippe[2].
J’y suis allé et j’ai vu qu’ils sont comme tous, avec des vertus et des
défauts. Tout n’était pas tellement parfait...! Et avec les Hollandais, il
m’est passé le même. J’y ai été pendant un mois pour étudier et, je peux le
corroborer, ils ont aussi de défauts que de vertus.
Par contre, chez moi les Français ont toujours été très détestés (je ne
saurais pas dire pourquoi). Il est possible qu’il soit parce qu’ils nous ont
envahi plusieurs fois ou parce qu’ils soient la concurrence[3]
dans beaucoup d’affaires. Je pouvais seulement voir comment ils arrêtaient nos
camions et tiraient les légumes par terre, mais j’ai décidé regarder plus
loin : leur culture, leur art, leur charme et leur cuisine. En effet, je
suis allé plusieurs fois en France et j’ai vraiment bien mangé chaque fois, à
tous les niveaux, dans tous les prix. D’autre part, leur réputation de
chauvinistes et antipathiques soit probablement vraie –la première- et bien
fausse la seconde. Quand je suis allé à Paris pour la première fois, je
cherchais avec un ami notre ligne dans le métro et une dame âgée s’y est
rapidement approchée pour nous demander si nous avions besoin de n’importe
quoi. Elle a été très gentille. Et aussi le maître d’un restaurant quand j’y
suis allé pour manger quelque chose à quatre heures de l’après-midi et il m’a
servi un entrecôtte sans rien objecter. Et aussi, dans un autre voyage, à
Versailles, quand une demoiselle nous a indiqué que nous ne devions pas faire
la queue pendant deux heures pour y entrer car nous avions le billet combiné
train-entrée. Tout ensemble m’a laissé un bon souvenir.
Autrefois, pendant certains ans, j’avais été très préocupé par le fait si
j’étais ou non raciste ou xénophobe. Quand je voyais quelque nègre ou quelque
arabe, je sentais une espèce de rejet. Mais aussi quand je voyais un clochard
(qui était de la même race que moi ou peut-être de mon pays). D’autres fois,
cela ne se passait pas. J’étais désorienté jusqu’à qu’un jour j’étais en train
de sommeiller[4] –avec
mes yeux fermés- dans le train et je me suis inquiété. Une odeur terrible
provenait de celle personne que j’avais au côté et que je n’avais pas encore
vue. Cela m’a produit un forte rejet. J’ai ouvert mes yeux et je l’ai regardée.
C’était un vieux arabe très mal habillé qui venait de se sortir ses chaussures.
Dans ce moment précis je me suis rendu compte que je ne rejetais pas les gens
pour sa race ou son pays, je seulement refusais l’apparerence très négligée[5] et, spécialement,
la mauvaise odeur. Certainement, toute mon enfance, on m’a appris à être
propre: mes parents, mes professeurs et toute la société.
En fait, la saleté est complètement interdite dans notre monde et c’est le
dégoût[6]
qui nous produit le rejet de beaucoup de choses. Et davant cela, nous ne
pouvons pas y lutter; nous ne pouvons que nous habituer des la raison et la
volonté de nous changer, voire les préjugés.
M.
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